Nous ne sommes pas nos comportements

 

 

Nous ne sommes pas nos comportements. Voilà ce qu’il convient de maintenir à l’esprit afin d’éviter de juger une personne, afin d’éviter de mettre les gens dans des boîtes comportementales.

 

Comment distinguer quelques

notions fondamentales ?

 

Il y a…

 

  • Nos processus de réflexion et de réaction, qui correspondent à notre tempérament
  • Ce que l’on "est", c’est notre personnalité
  • Ce que l’on "fait", ce sont nos actes, en congruence ou non avec nos valeurs personnelles
  • La "manière" dont on agit ou interagit, ce sont nos comportements
  • Le degré de "puissance" que l’on insuffle dans nos comportements et nos actes, c’est le caractère ou sa déviation due à l’une ou l’autre névrose, psychose ou psychopathie

Notre tempérament nous permet de séquencer nos réflexions et nos réactions. Ces processus sont généralement inconscients, à moins que nous décidions de les analyser. Notre tempérament est inné. Tout au long de notre vie, il conditionne aussi la façon dont notre corps se forme et se transforme. Un tempérament peut être sanguin, flegmatique (lymphatique), mélancolique ou bilieux (colérique). Notre tempérament fait partie intégrante de notre personnalité, il en est la base.

 

Notre personnalité est censée être immuable. Pourtant elle peut être altérée par des choix de vie ou par un environnement contraignant. S’il y a 4 grands types de tempéraments, des personnalités, il en existe autant qu’il y a de personnes sur la planète. Nous sommes tous "uniques" !

 

Nos actes sont les résultats de nos choix personnels ou bien des choix que d’autres font à notre place en nous les imposant (famille, entreprise, société, régime politique…). On n’a pas toujours le choix. Quand on l’a, la décision prise peut l’être à l’issue d’une longue réflexion quand on est face à un dilemme. Si on a la chance de pouvoir choisir pleinement, le respect de ses valeurs personnelles sera garant d’une excellente estime de soi.

 

Nos comportements sont flexibles. Ils s’expriment en réaction aux interactions complexes avec notre environnement: le système, le contexte, les enjeux, la dynamique de groupe, le rôle et la fonction qu’on a dans tel ou tel système… Un comportement est le résultat d’une adaptation à une ambiance et/ou à un apprentissage ainsi que par rapport à un ressenti et à des émotions. Tant que l’ambiance et/ou l’apprentissage ne change(nt) pas, il est courant d’observer que le comportement ne change pas non plus, ou très peu. Avec le concours du temps qui s’écoule, le risque est alors d’associer ce comportement à la personnalité de l’individu, à tort. On l’enferme alors dans une case, une typologie et on juge la personne en la bridant dans une catégorie de comportements. Quelles conséquences ? Les mots qui seront exprimés vont agir comme autant de renforcements (positifs ou négatifs) de ces comportements-là. Et l’individu ne sera pas perçu tel qu’il "est" vraiment. Ses autres comportements ne seront pas perçus par celle ou celui qui "ne voit que" la typologie comportementale dans laquelle il aura décidé de le coincer. Dénégation et/ou déni s’en suivront et l’individu souffrira tant de la non-reconnaissance de ce qu’il "est" ou de ce qu’il "fait" que de l’absence de considération de ce qu’il "exprime".

Voici trois exemples qui démontrent le tort qu’on a à vouloir catégoriser les gens dans une typologie comportementale.

  1. Si, du jour au lendemain, un individu change de système (déménagement, recrutement dans une autre entreprise, mariage, tout autre genre de transition de vie privée ou professionnelle), dans la plupart des cas, ses comportements changent par simple nécessité d’adaptation à son nouvel environnement.
  2. Un même individu peut avoir autant de comportements différents dans une même journée selon qu’il se trouve sur son lieu de travail, dans sa famille, au sein de son association caritative, dans son club de loisirs… Imaginez que vous ne voyiez que le comportement directif de votre manager et tiriez la conclusion hâtive (jugement de personne) qu’il "est" directif, exigeant, froid… Vous auriez sans doute du mal à imaginer son côté tendre et affectueux en famille, sa bienveillance et son écoute au sein de son association, sa joie et sa créativité dans son club de loisirs… Et pourtant c’est bien une et une seule personne…
  3. Lorsqu’on prend conscience qu’un comportement peut nuire à soi-même ou à son entourage proche (privé ou professionnel), on peut aussi faire le choix de le modifier. Cela suppose de désapprendre l’un pour réapprendre l’autre. La personnalité, elle, est préservée.

Quant à notre caractère

  • Dans un système social sain et stable, il se renforce sainement.
  • Dans un système social sain et instable, le "bon" caractère n’a pas toujours le temps de s’affirmer. On risque alors de juger une personne "instable" ou "fébrile" ou "faible" alors qu’il s’agit d’un caractère mal affirmé du fait d’une instabilité de l’environnement socio-économique. Cela n’exclut pas que cette même personne ait une personnalité qui n’aura pas eu suffisamment de temps (jusque-là) de s’exprimer dans un contexte donné.
  • Dans un système social malsain, où règne par exemple la manipulation, le laxisme et/ou le despotisme, tout individu normalement constitué adoptera des comportements pour s’adapter à cet environnement malsain. Si l’individu est contraint d’y rester durablement, son caractère en subira les déformations qui, avec le temps, se renforceront, avec le risque d’atteinte de sa personnalité.

Tempérament, personnalité, actes, comportements et caractère s’influencent mutuellement, ce qui explique peut-être la tendance dangereuse à les confondre et à vouloir catégoriser les gens... C’est pourtant réducteur et appauvrissant. En développant notre acuité à distinguer ces éléments, nous développons en même temps notre aptitude à percevoir nos interlocuteurs dans leur globalité, avec l’ouverture d’esprit suffisante qui nous permet de les accueillir comme des personnes à part entière non classables…

 

Diane Dechièvre ©

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Consultante ITG

Basée à La Grande Motte (34)